Information Santé Pays d'Auge

Actu'     Actu' judiciaire     Bibliothèque     Calendrier     Documentaire     Legislation     Adhérer ?     Praticiens de Santé     Vaccinations     Dossiers     Librairie     Ondes nocives     LNPLV     SANTE SOLIDARTE NANTES     ALIS     METAUX lOURD      
Affaire BESSIN
Affaire GOULETTE
Affaire L
Affaire D
Affaire J R
Affaire J
Elle se bat pour des médi
Témoignage de Mme Jordan
Affaire Dubuisson

Témoignage de Mme JORDAN 

 

Voilà 2 ans, je me retrouvais dans le bureau d’un juge pour enfants, accusée de maltraitance morale et physique sur mes fils Charles et Louis âgés respectivement de 12 et 6 ans que le magistrat souhaitait placer l’un en hôpital psychiatrique, l’autre en foyer d’accueil. Je me souviens de l’humiliation, des propos injurieux, de mon abattement et le sentiment d’accablement ressenti, me sentant seule malgré la présence de mes amis. Une mesure d’AEMO avait été ordonnée et je devais répondre des mêmes accusations face aux éducateurs. Car ce que l’on me reprochait, c’était d’avoir choisi un thérapeute hors de ma région, un psychiatre pour enfants et adolescents qui ne prescrivait pas de traitement traditionnel psychiatrique. En effet, au bout d’un an avec un autre médecin, j’avais refusé toutes les médications pour mon fils Charles qui avait été déscolarisé, et que l’on assommait à coup de neuroleptiques, d’antidépresseurs et d’anxiolytiques. C’est sur Internet que je fis la connaissance de l’UNACS et de France en Action dont les acteurs Jacques Bessin et Jean-Pierre Le Voguer devinrent durant cette période difficile, les personnes qui ont rythmé notre vie, pris en charge et élaboré notre défense, nous accompagnant, nous rassurant, nous encourageant. Présents dès l’audience suivante, ils ont joint l’acte au discours, c'est-à-dire en trouvant un financement pour les frais d’un avocat, Maitre Davideau et par leur présence constante. Au cours de cette audience, l’acharnement médico-judiciaire s’est poursuivi par l’ordonnance d’une autre mesure, appelé PED, Placement Educatif à Domicile mais j’observai une attitude rationnelle après les différents entretiens que j’ai eu avec l’association. Grâce à elle, j’ai pu faire appel de la décision et nous sommes passés à la Cour d’Appel de Rennes en juin dernier ; la mesure a été levée et nous avons gagné le procès avec succès. Aujourd’hui m’est donné la possibilité de m’exprimer, exprimer notre joie mais aussi notre reconnaissance envers l’UNACS et L'Association Santé Solidarité, remercier Jacques Bessin, Jean-Pierre Le Voguer et leur famille qu’il nous a été donné de connaître, et convenir que nous n’aurions jamais pu arriver à ce résultat ni même l’envisager, sans leurs mobilisations et leurs actions.

Plus que jamais dans un pays de droits comme le nôtre, de telles associations représentées par des personnes engagées qui ne se limitent pas à donner des conseils, préserveront toujours pour des citoyens comme mes enfants et moi-même, la liberté de choix notamment thérapeutique, et face à des représentants de la loi qui tenteraient de la bafouer. Aujourd’hui mes fils ont repris une vie sereine et pour ma part, je peux enfin envisager un avenir prometteur, forte de cette expérience rendue heureuse par ceux que nous considérons désormais nos amis.