1993, l’OPH oblige le VHB à mon compagnon, gardien HLM, et à moi-même.
A 20 ans, trois GENEHVAC B en 1993 et un ENGERIX B en 1994.
1997, Premières poussées. Sans mon accord, le médecin m’oriente en psychiatrie. Aucun examen n’est effectué sauf température et tension. Pour les médecins c’est de la spasmophilie. On me colle une étiquette de personne névrotique.
1999 à 2001, hospitalisations, sans examen prescrit. Un calvaire !
2002, en 1 mois je fais onze crises et perds 11kgs, pas d’hospitalisation. Le médecin de garde me donne des cachets sous la langue, repart et me laisse seule.
2003, on évoque une symptomatologie rhumatismale, algique et fonctionnelle.
2004, la COTOREP accorde l’AAH au taux de 60%.
2005-2006, Devant la paralysie faciale, vertiges et acouphènes, l’hypothèse d’une affection démyélinisante, confirmée par IRM cérébrale dix hypersignaux
Une demande au taux de 80% pour la SEP est refusée.
2 ans après la découverte de ma maladie démyélinisante, et 10 ans après les symptômes, une demande de 100% pour ADL est enfin demandée par mon médecin traitant. Cela est accordé en 2007.
2006-2007, troubles mictionnels, myoclonies,
la SEP évolue (11 lésions), traitement à l’interféron.
2008, troubles visuels, gêne sphinctérienne persistante.
Je fais part au neurologue que les VHB ont provoqué des scléroses en plaques et autres maladies auto-immunes.
Il me rit au nez en me disant :
Pas d’inquiétude pour cela, cette histoire a fait le tour de France.
Je l’informe que je suis en aménorrhée depuis décembre 2006, il me répond :
« pourquoi se plaindre ? C’est plutôt un soulagement pour vous madame ».
Très énervée par de telles réflexions, je quitte le cabinet.
Carole, Meuse (55)
Auxiliaire de vie, Sclérose En Plaques suite au VHB en 1994-1995.