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1993, employée de bureau, je suis en arrêt de travail pour douleurs dorsales, mais le médecin pense que je suis dépressive. J’ai l’impression de ne pas être comprise par le milieu médical.

J’ai finalement un diagnostic de fibromyalgie après avoir consulté de nombreux professionnels de la santé.


1994, deux injections intra- musculaire de VHB Genhevac, sur les conseils de mon médecin. La grande campagne publicitaire de l’époque est d’ailleurs très persuasive.

Après les rappels les douleurs musculaires se sont intensifiées. Je suis hospitalisée pour une endométriose.


1995, la troisième injection va accentuer la fatigue, une tendinite persistante au niveau de la nuque et des trapèzes.


1998, hospitalisée en clinique à Nantes puis Angers pour des douleurs insupportables au niveau des cervicales, de la nuque et des trapèzes.


Six ans après la vaccination contre l’hépatite B, c’est une homéopathe qui me fait prendre conscience de ce rapprochement : vaccin puis douleurs intenses.


2002, arrêt de travail de six mois avec soins dans un centre anti-douleur.


2004-2005, les traitements médicaux s’avèrent inefficaces, on me soigne pour une dépression.

Je souffre d’une fatigue anormale, d’après mon médecin rien d’alarmant, je réclame une prise de sang avec insistance. Les résultats montrent une hypothyroïdie. Une endocrinologue me donne un traitement qui m’aggrave, et m’occasionne la formation d’un goitre avec des nodules. Je décide de changer de médecin.


2006, je souffre d’infections urinaires à répétition, je consulte un urologue qui m’informe que j’ai un calcul rénal de 1 cm, présent d’après lui, depuis plusieurs années. Après une intervention chirurgicale, les douleurs et les spasmes du côté droit disparaissent.

La même année, je subis une hystérectomie totale (tumeur ovarienne) et une appendicectomie.


Après ces errances de diagnostic, j’ai perdu toute confiance dans le milieu médical à partir de 2006.


Je continue à travailler trois jours par semaine. La COTOREP m’a reconnue travailleur handicapé avec des problèmes de mémoires, de concentration…

Je prends maintenant des compléments nutritionnels alimentaires qui m’ont été conseillés par un naturopathe. Je consulte régulièrement une ostéopathe qui me soulage.


Ma vie de couple a été mise à rude épreuve, nous avons résisté « au cyclone ».

Je n’ai jamais admise l’étiquette « d’état dépressif », ça les arrangeaient de me mettre sous anti-dépresseur. J’essaie de me reconstruire, tout en étant vigilante. On a cassé une partie de ma vie, mais je continuerai à me battre.


Annie (44)

Fibromyalgie, VHB Genhevac en 1994


 


SEISME DANS MA VIE


GENEHVAC B en 1994


Je savourais et appréciaistout de ma vie.Entourée de mon mari et de mes enfants. J’avais une vie très épanouie.Beaucoup de projets à venir dans le temps.Peu de soucis et sans doute trop d’énergie. Le temps s’écoulait tout simplement.

 

Je n’avais que du plaisir.

Et qu’en est-il aujourd’hui ?J’ai perdu ma joie de vivre.Je n’ai plus d’énergie.Mon corps est usé, fatigué, meurtri. Et les responsables, où sont-ils ?

 

Comment cacher à ceux qu’on aime.Qu’on souffre et qu’on est dans la peine ? Que chaque jour à son lot de problèmes. Quand est-ce que ma vie redeviendra sereine ?

Combien de temps va durer ce mauvais rêve ? N’y aura-t-il jamais pour moi, aucune trêve ?

Annie, employé de bureau (44) octobre 2008 Polypathologies mises sur le compte d’une fibromyalgie.